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astronoguide
Thème

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Apprendre

Régler un ADC

Saturne rampe à 25° au-dessus des toits, la mise au point est faite, la turbulence se tient — et le limbe reste bordé de bleu d'un côté, de rouge de l'autre. Ce n'est ni l'optique ni le capteur : c'est l'air lui-même qui a étalé l'astre en un minuscule spectre vertical. Ce tutoriel chiffre cet étalement hauteur par hauteur, montre à partir de quel seuil il dépasse ce que l'instrument sait séparer, et déroule le geste complet du correcteur : où le glisser dans le train, comment poser son axe sur la verticale du ciel plutôt que sur celle du capteur, comment écarter ses deux leviers en direct jusqu'à ce que la frange s'éteigne, et pourquoi il faut tout reprendre une demi-heure plus tard.

1.43
l'écart entre l'image bleue et l'image rouge quand l'astre est à 45° de hauteur : le coefficient de toute la mécanique
2.5
ce même écart à 30° de hauteur, soit une douzaine de pixels sur une caméra planétaire correctement échantillonnée
0.58
ce qu'un miroir de 200 mm sépare au mieux : en dessous de 40° de hauteur, la dispersion passe devant
40 °
la borne haute du domaine utile ; entre 20 et 40°, le correcteur rend chaque soir ce qu'il a coûté
14 ° par heure
la rotation de la verticale du ciel dans le champ d'une monture équatoriale près du méridien

La cause

L'air se comporte comme un prisme très faible

Le coefficient qui commande toute la suite se dérive en trois lignes, à partir de l'indice de réfraction de l'air mesuré au laboratoire — et il donne un nombre que l'on peut comparer directement au pouvoir séparateur de son tube.

D'où sort le nombre 1,43 seconde d'arc

L'indice de réfraction de l'air vaut à peu près 1,000 28 dans le visible, et cette valeur dépend de la longueur d'onde : les formules d'Edlén, qui servent d'étalon en métrologie optique depuis 1966, donnent n − 1 = 2,827 × 10⁻⁴ vers l'extrémité violette du spectre et 2,758 × 10⁻⁴ vers l'extrémité rouge, dans les conditions normales de pression et de température. L'écart entre les deux vaut donc 7,0 × 10⁻⁶. Or la déviation qu'une atmosphère plan-parallèle impose à un rayon s'écrit (n − 1) × tan z, où z désigne la distance au zénith. Retranchez l'une de l'autre les deux déviations, et l'écart angulaire entre le point violet et le point rouge vaut 7,0 × 10⁻⁶ × tan z radian. Converti en secondes d'arc, ce radian de tête devient 1,43″. Toute la pratique du correcteur tient dans cette ligne : à 45° de hauteur, l'astre est étiré sur 1,43″ ; à 30°, sur 2,5″ ; à 20°, sur 3,9″ ; et à 15°, sur 5,3″, soit davantage que le diamètre apparent de Titan vu depuis un jardin.

Un étirement vertical, et toujours dans le même sens

L'atmosphère dévie les rayons vers le zénith : un astre paraît toujours plus haut qu'il ne se trouve réellement. Cette élévation est massive — 2,7′ à 20° de hauteur, contre 5,3′ à 10° et une trentaine de minutes d'arc à l'horizon — mais elle est sans conséquence sur une image, puisqu'elle déplace le disque entier. Ce qui abîme l'image, c'est que cette élévation dépend de la couleur : le violet est relevé un peu plus que le rouge, si bien que l'astre se dédouble en un chapelet de disques monochromes, le bleu en haut et le rouge en bas, alignés le long de la verticale du lieu. Sur un globe planétaire, cela se lit comme un liseré froid sur le bord supérieur et un liseré chaud sur le bord inférieur — et, entre les deux, comme une perte de contraste qui mange les festons et les divisions.
Schéma en deux volets : à gauche, depuis un observateur posé sur l'horizon, la direction vraie d'un astre bas en pointillés gris et deux directions apparentes, la bleue au-dessus de la rouge, séparées par l'écart delta thêta, avec l'angle au zénith z marqué ; à droite, une courbe violette de l'écart bleu-rouge en secondes d'arc pour des hauteurs de 10 à 75 degrés, la bande 20 à 40 degrés surlignée en orange et une ligne horizontale à 0,58 seconde d'arc
Schéma astronoguide — l'écart bleu-rouge dérivé de l'indice de réfraction de l'air, tracé hauteur par hauteur

Le seuil

À partir de quelle hauteur la correction se voit

Traduit en pixels sur un capteur réel, l'écart cesse d'être une abstraction : il se compte, et il se compare au domaine de hauteur que les planètes fréquentent réellement depuis nos latitudes.

Compter en pixels plutôt qu'en secondes d'arc

Prenez un montage courant : un miroir de 200 mm ouvert à f/5, soit 1 000 mm au foyer, avec une lentille amplificatrice qui porte l'ensemble à 3 000 mm et f/15, et un capteur dont les photosites mesurent 2,9 µm. La taille angulaire d'un pixel se calcule alors par 206 265 fois 2,9 divisé par 3 000, soit 0,20″. À 30° de hauteur, les 2,5″ de dispersion représentent alors 12 pixels d'écart entre le plan rouge et le plan bleu : sur un disque de Jupiter qui en couvre 200, c'est un bord entier de couleur fausse. À 20°, l'écart atteint 20 pixels. Comparez aux quelques pixels sur lesquels se joue une division de Cassini, et la hiérarchie des priorités du soir se réorganise toute seule.

Le domaine utile, et ce que voit chaque filtre

Le gain est franc entre 20 et 40° de hauteur, décisif en dessous, et devient marginal au-delà de 50 à 60° — l'écart passe alors sous la seconde d'arc et se noie dans le tremblement de l'atmosphère. Sky at Night Magazine a publié le calcul pour un réflecteur de 221 mm résolvant 0,4″ : la correction devient payante sous 66° en lumière bleue, sous 42° en vert et sous 33° en rouge seulement. Autrement dit, l'imageur qui travaille en trichromie découvre le problème par son canal bleu bien avant de le voir en luminance. Et plus le miroir est grand, plus le seuil remonte : un 355 mm, qui sépare 0,33″, sort du domaine tranquille dès 70° de hauteur.

Depuis la France, les planètes passent leur temps dans ce domaine

La géométrie tranche : un astre culmine à 90° − latitude + déclinaison. L'écliptique descend jusqu'à −23,4° de déclinaison, si bien qu'une planète installée dans le Sagittaire culmine à 21° depuis Lyon (45,8° de latitude nord) et à 16° depuis Lille. Même une planète posée sur l'équateur céleste plafonne à 44° au-dessus de Lyon. Ajoutez que l'on image rarement pile à la culmination, et le compte est fait : sous nos latitudes, l'essentiel des heures planétaires exploitables se déroule entre 15 et 40° de hauteur, c'est-à-dire au cœur exact du domaine où l'air disperse le plus.
L'écart bleu-rouge hauteur par hauteur, converti en pixels pour un échantillonnage de 0,20″ par pixel
Hauteur de l'astre Écart bleu-rouge En pixels Ce que ça donne à l'écran
15° 5,3″ 27 px Liseré coloré évident, détails du globe effacés
20° 3,9″ 20 px Domaine de prédilection du correcteur
30° 2,5″ 12 px Gain net sur le limbe et sur les festons
40° 1,7″ 9 px Gain encore visible dès 200 mm d'ouverture
50° 1,2″ 6 px Gain mesurable, surtout dans le canal bleu
60° 0,8″ 4 px Sous la seconde d'arc : effet marginal
75° 0,4″ 2 px La turbulence domine, le correcteur ne rend rien

Le mécanisme

Deux coins de verre, un seul degré de liberté utile

L'accessoire fabrique un prisme d'angle variable en jouant sur l'orientation relative de deux coins identiques — et cette géométrie commande à la fois son réglage et sa place dans le train optique.

Le couple de coins tournants, inventé pour les viseurs

Le cœur de l'accessoire est un montage connu des opticiens sous le nom de couple de Risley : deux coins de verre de très faible angle au sommet, montés coaxialement, chacun pivotant librement autour de l'axe optique. Pris isolément, un coin dévie la lumière d'un angle proche de (n − 1) fois son angle au sommet, et il la disperse en même temps. Séparez les orientations des deux coins d'un angle 2α, et leurs dispersions s'ajoutent vectoriellement : le résultat vaut deux fois celle d'un coin multipliée par le cosinus de α. Leviers réunis, les deux effets se compensent et il ne reste rien ; leviers ouverts en grand, la dispersion produite atteint son maximum. Entre les deux, une commande continue, que l'on règle à la main pendant que l'astre défile.
Schéma comparant deux montages de coins de verre : en haut, les deux coins tournés dans le même sens, et le faisceau rouge ressort nettement dévié vers le bas ; en bas, les deux coins tournés en sens opposés, et le faisceau ressort parallèle à sa direction d'entrée
Couple de prismes de Risley : coins conjugués (en haut) et coins opposés (en bas) — Dllu (CC0, Wikimedia Commons)

Après l'amplificateur, avant le capteur

La place est imposée par l'optique : le correcteur se monte entre la lentille amplificatrice et la caméra. Deux raisons commandent cet ordre. La première tient au faisceau : deux lames inclinées dans un cône convergent rapide engendrent de l'astigmatisme et de la coma, tandis qu'un cône lent les rend inoffensives — les fabricants annoncent un fonctionnement propre à partir de f/15, ce que l'amplificateur fournit précisément. La seconde tient au pouvoir de correction : la dispersion produite s'exprime en angle, et un angle donné se traduit en un déplacement d'autant plus grand sur le capteur que la focale est longue. La contrepartie se paie en tirage : l'accessoire ajoute une trentaine de millimètres au chemin optique, ce qui pousse le facteur d'amplification bien au-delà de sa valeur nominale — un gravé peut travailler à 2,7×. Le calcul de ce glissement est détaillé dans notre guide sur le f/D optimal en planétaire ; retenez ici qu'il faut remesurer son échantillonnage une fois le correcteur en place.
Empilage vertical sur le porte-oculaire d'un tube : une Barlow Celestron Ultima ×2 de 31,75 mm de coulant reçoit par-dessus un Plössl Tele Vue de 20 mm
Le point du train où tout se joue : la Barlow au coulant de 31,75 mm, dans laquelle le correcteur vient s'emboîter avant la caméra — Radoslaw Ziomber (CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons)

Le geste

Poser l'axe sur la verticale du ciel

L'erreur qui coûte la soirée consiste à aligner l'accessoire sur un repère du capteur au lieu de la vraie verticale du lieu — et cette verticale tourne dans le champ au fil des heures.

La verticale du lieu n'est pas la verticale du cadre

Sur une monture équatoriale, le capteur reste solidaire du repère céleste : ses colonnes suivent une direction fixe en ascension droite et déclinaison. La verticale du lieu, elle, appartient au repère horizontal, et l'angle entre les deux porte un nom, l'angle parallactique q, donné par tan q = sin H ÷ (tan φ cos δ − sin δ cos H), où H est l'angle horaire, φ la latitude et δ la déclinaison de l'astre. Au passage au méridien, q s'annule : la verticale coïncide alors avec la ligne nord-sud du champ. Une heure plus tard, pour un astre proche de l'équateur céleste observé depuis la latitude 45°, q vaut déjà 14° ; deux heures plus tard, 27°. Un correcteur laissé dans sa position d'origine travaille donc de plus en plus de travers, et une orientation fausse de 30° laisse la moitié de l'écart en place.

Le réglage d'orientation, une fois pour toutes

Le geste se fait au sol, avant la nuit, et il se retrouve ensuite en quelques secondes. On tourne le corps de l'accessoire dans son coulant jusqu'à ce que la bissectrice des deux leviers soit horizontale : les leviers encadrent alors symétriquement l'horizontale, et l'axe le long duquel ils fabriquent de la dispersion tombe sur la verticale. À partir de là, une seule commande reste à manœuvrer, l'écartement — la rotation d'ensemble ne sert plus qu'à suivre l'angle parallactique. Marquez au feutre argenté un repère sur le coulant et un sur le corps : dans le noir, cela vaut tous les tâtonnements. Et rappelez-vous que le repère de verticalité dont vous partez est celui du ciel, pas celui de la table : sur une monture azimutale, la verticale reste fixe dans le champ tant qu'aucun dérotateur ne tourne, tandis que sur une équatoriale elle défile.
Schéma en trois volets : le correcteur vu de face avec ses deux leviers sortant du même côté et disposés symétriquement autour d'un axe horizontal en pointillés, une flèche verticale marquant la verticale du ciel ; puis le disque d'une planète bordé de bleu en haut et de rouge en bas ; puis le même disque aux bords neutres après réglage
Schéma astronoguide — poser l'axe, lire la frange, l'effacer : les trois temps du réglage

Le réglage fin

Écarter les leviers jusqu'à ce que la frange s'éteigne

Le réglage se juge en direct, à l'écran, sur le bord de l'astre — et il se refait à chaque fois que la hauteur a notablement changé.

  1. Cadrez, agrandissez, et regardez le limbe

    Passez la prévisualisation en zoom 200 à 400 %, et concentrez-vous sur les deux bords opposés le long de la verticale. C'est là que le liseré vit : un bord froid, un bord chaud. Le centre du disque ment, parce que les trois canaux s'y recouvrent encore.

  2. Partez leviers joints, puis ouvrez

    Position réunie, la correction est nulle : vous voyez la dispersion brute, référence de départ. Ouvrez ensuite les deux leviers symétriquement, quelques degrés à la fois, et suivez le liseré qui s'amincit. Si les couleurs s'aggravent, l'orientation est décalée de 90° ou de 180° : reprenez le corps dans son coulant avant d'insister.

  3. Trouvez le point de bascule, puis revenez

    Continuez au-delà de la position optimale jusqu'à ce que les couleurs réapparaissent, inversées — bord supérieur devenu chaud. Vous encadrez alors le zéro. Revenez à mi-chemin entre les deux positions colorées : c'est le meilleur réglage, et il est bien plus fiable qu'un jugement fait en s'approchant par un seul côté.

  4. Vérifiez sur les canaux séparés

    Sur une caméra couleur, affichez le rouge seul puis le bleu seul, et vérifiez que les deux limbes tombent au même endroit. Un décalage résiduel d'un ou deux pixels reste acceptable ; au-delà de quatre, il reste de l'écartement à donner.

  5. Reprenez tout toutes les 30 à 60 minutes

    La hauteur bouge de plusieurs degrés par heure, la dispersion suit, et l'angle parallactique tourne d'une quinzaine de degrés dans le même temps. Reprenez donc l'orientation ET l'écartement à chaque changement notable de hauteur — et jamais en recopiant une position notée un autre soir.

Ce que le post-traitement laissera en place

L'objection classique consiste à dire qu'un réalignement des couches rouge, verte et bleue en fin de chaîne fera le même travail gratuitement. Elle vaut pour la moitié du problème seulement. Recaler trois plans les uns sur les autres supprime le décalage entre canaux ; il reste l'étalement à l'intérieur de chaque canal, car un filtre coloré laisse passer une centaine de nanomètres de largeur. Reprenez la dérivation du début appliquée au seul canal bleu, entre 400 et 500 nm : l'écart d'indice vaut 3,8 × 10⁻⁶, soit 0,78″ × tan z. À 30° de hauteur, cela fait encore 1,35″ de bavure irréductible dans le bleu, presque trois fois ce qu'un 250 mm sait séparer. Aucun logiciel ne récupère cette information : elle a été détruite avant le capteur. Le correcteur, lui, agit sur le faisceau et la préserve.

Quand le laisser au fond du sac

L'accessoire est un outil de spécialité, et le reconnaître évite d'ajouter deux surfaces de verre pour rien. Sur une cible haute, il n'apporte plus que quelques centièmes de seconde d'arc, en échange de deux réflexions parasites qui peuvent poser un halo sur un limbe lunaire éclatant. En ciel profond, il est franchement contre-productif : les poses durent des minutes, la turbulence a déjà tout brassé, et l'objet est en général choisi haut sur l'horizon. Le second piège est plus vicieux : une orientation calée de travers aggrave la dispersion au lieu de la réduire, puisqu'elle ajoute une composante horizontale à un défaut vertical. Cela se voit immédiatement à l'écran, à condition de regarder — d'où la règle de vérifier en direct plutôt que de faire confiance à une position mémorisée.

Le matériel

Ce qu'il faut autour pour que le correcteur serve

Le correcteur ne travaille qu'inséré entre deux pièces précises : une amplification qui ralentit le faisceau, et une caméra rapide dont les photosites justifient la résolution qu'on va récupérer.

L'amplification qui ralentit le faisceau

Le correcteur demande un cône lent, et c'est l'amplificateur qui le fabrique. Sur un tube de 200 mm à f/5, une Svbony SV216 3× à quatre éléments, à 60,99 €, porte l'ensemble à 3 000 mm et f/15 : la valeur exacte que les fabricants demandent, et un tirage assez généreux pour loger l'accessoire derrière. Sur un Maksutov ou un Schmidt-Cassegrain déjà à f/12 ou f/15, une amplification plus douce suffit, et la Celestron X-Cel LX 2× (111,95 €), dont le barillet à quatre lentilles encaisse les grands champs sans colorer les bords, y tient bien le rôle. Le choix de ce facteur mérite un calcul complet, mené dans notre guide dédié à la lentille de Barlow. Quant au correcteur lui-même, la gamme amateur au coulant de 31,75 mm tourne autour de 150 € ; il reste à ce jour hors de notre sélection, faute d'une référence disponible que nous ayons pu vérifier.

La caméra qui rend la correction visible

Récupérer une seconde d'arc n'a de sens qu'avec un capteur capable de l'enregistrer. Une caméra planétaire à photosites fins et à haute cadence est donc le second maillon obligé : la Svbony SV305C, bâtie autour d'un capteur IMX662 à photosites de 2,9 µm, échantillonne à 0,20″ par pixel derrière les 3 000 mm de l'exemple ci-dessus, pour environ 180 €. C'est exactement la finesse qui rend un écart de douze pixels lisible à l'écran, donc réglable au levier. Le paramétrage de gain, d'exposition et de format de fichier de ce genre de caméra fait l'objet d'un tutoriel séparé ; le point à retenir ici est que le réglage du correcteur se fait à l'image affichée, donc sur une prévisualisation assez lumineuse pour montrer le limbe sans écraser ses couleurs.

Avantages

  • Le correcteur agit avant le capteur : il préserve l'information au lieu de tenter de la reconstruire
  • Il rend leur piqué aux canaux séparés, ce qui améliore aussi l'empilement, qui aligne mieux des images nettes
  • Il ouvre les heures basses : une planète à 20° redevient exploitable, ce qui rallonge la saison de plusieurs semaines
  • Il coûte le prix d'un bon oculaire et se transmet d'un instrument à l'autre sans adaptation

Inconvénients

  • Il ajoute deux surfaces de verre, donc des réflexions parasites sur les cibles très brillantes
  • Il exige un cône lent : sous f/10, ses défauts propres commencent à peser
  • Son réglage se refait toutes les demi-heures, ce qui interrompt les séries de captures
  • Il ne sert ni au ciel profond ni aux cibles hautes : c'est un accessoire de spécialité, pas un accessoire permanent
L'avis de Luc

L'avis de Luc

Sous 40° de hauteur, le correcteur est vissé ; au-dessus de 55°, il reste dans la mallette et on gagne deux surfaces de verre. Ce seuil explique à lui seul pourquoi Saturne à 22° en août rend une image molle quand Jupiter à 55° en janvier tient le choc. Le réglage se fait dans cet ordre : bissectrice à l'horizontale — un quart de tour du corps dans le coulant suffit à la trouver — puis les leviers, trois crans, jusqu'à ce que le liseré bleu du bord supérieur s'éteigne. Ouvrir ces leviers dans le mauvais sens aggrave la couleur au lieu de la corriger : c'est le piège qui coûte dix minutes à qui s'obstine. Comptez deux minutes en début de série sur un Newton de 250 mm derrière une ×3, puis une minute toutes les demi-heures.

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La suite de la chaîne planétaire

Barlow ×2 engagée dans un porte-oculaire, surmontée d'un oculaire Choisir son facteur d'amplification La focale résultante, le rapport d'ouverture visé selon la taille des photosites, et le glissement du facteur dès qu'on rallonge le tirage : le calcul complet, chiffres en main. Disque de Jupiter avec ses bandes nuageuses brunes et sa tache rouge, encadré de trois satellites ponctuels Trier les images sur la turbulence Capturer des milliers de vues très courtes puis ne garder que les instants où l'air s'est tenu tranquille : la méthode qui décide de la finesse finale, bien avant l'empilement. Figure de diffraction verte photographiée au foyer d'un instrument : un disque central très brillant entouré d'une série d'anneaux concentriques Ce que le seeing autorise vraiment Le paramètre de Fried, la taille de la tache d'agitation et la résolution accessible un soir donné : de quoi savoir si la limite du soir vient de l'air ou de l'instrument. Tube Cassegrain sur monture équatoriale blanche installé sur une terrasse au crépuscule, boîtier reflex au foyer dont l'écran affiche la Lune Imager Jupiter, Saturne et Mars La session planétaire de bout en bout : cadence de capture, durée de séquence imposée par la rotation, choix du moment dans la saison et traitement de sortie.

Une seconde d'arc récupérée avant le capteur

L'amplification qui ralentit le faisceau et la caméra rapide qui rend la correction lisible forment le duo autour duquel le correcteur travaille. Notre sélection d'astrophotographie, classée du visuel assisté au poste planétaire complet.

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