Apprendre
Astroberry et Stellarmate
Une carte de 85 × 56 mm sanglée sous la queue d'aronde, quatre câbles USB, et toute la chaîne d'acquisition tient sur la monture. Deux distributions se disputent cette place : l'une est libre et gratuite, l'autre se vend et s'entretient. Ce tutoriel les sépare sur ce qui compte vraiment le soir venu — le rythme des dépôts, le support quand une mise à jour casse un pilote, l'application qui pilote depuis un téléphone. Il détaille ensuite le flashage, ce qu'affiche le premier démarrage, la question de l'horloge quand aucun réseau ne vient la remettre à l'heure, et le support de stockage qui décide de la longévité de l'installation.
- 59 $
- le prix d'une licence Stellarmate OS 2.0 pour Raspberry Pi relevé sur la boutique de l'éditeur, contre zéro pour Astroberry
- 15 °
- l'écart de pointage qu'une horloge fausse d'une heure introduit en ascension droite : la Terre tourne de 15° par heure
- 352.53 €
- le prix français du Raspberry Pi 5 de 16 Go après la hausse d'avril 2026, contre 212 € avant
- 43800 h
- l'endurance d'écriture annoncée d'une carte mémoire de vidéosurveillance de 128 Go, garantie 5 ans
- 2026
- l'année où Astroberry a changé de dépôt, de base système et d'architecture d'un seul coup
Le partage des eaux
Le gratuit et le payant ne vendent pas la même chose
Les deux distributions reposent sur la même pile logicielle, si bien que l'arbitrage porte sur l'assemblage, le rythme des mises à jour et le service qui accompagne la licence.
Deux images qui contiennent le même logiciel libre
Ce que la licence achète réellement
| Critère | Astroberry | Stellarmate |
|---|---|---|
| Modèle | Libre, GPL-3.0, téléchargement ouvert | Image sous licence payante, 59 $ pour la version Raspberry Pi |
| Base système | Raspberry Pi OS, Debian 13 « Trixie » depuis la v3.0 | Ubuntu — la lignée MATE historiquement, une base 24.04 LTS pour la 2.0 |
| Architecture | 64 bits (arm64) depuis février 2026 ; 32 bits auparavant | 64 bits, Raspberry Pi 4 et 5 avec 4 Go de mémoire au minimum |
| Dépôts | Dépôt APT du projet, empaquetage automatisé | Dépôts tenus par l'équipe qui écrit les pilotes |
| Mise à jour | Réinstallation complète pour changer de version majeure | Mises à jour différentielles, retour arrière possible, contrôle d'intégrité au démarrage |
| Support | Forum communautaire et suivi d'anomalies public | Assistance commerciale de l'éditeur |
| Téléphone | Bureau distant dans un navigateur | Application dédiée Android et iOS, empilement en direct |
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L'état daté
Ce qui a bougé en 2026, et pourquoi ça change l'arbitrage
Astroberry a changé de nom, de socle et de dépôt

Avantages
- Astroberry : rien à payer, code intégralement ouvert, et le même cadriciel de pilotage que la solution commerciale
- Astroberry : base Raspberry Pi OS, donc toute la documentation et tous les accessoires de l'écosystème s'appliquent sans traduction
- Stellarmate : les pilotes arrivent par le dépôt de ceux qui les écrivent, un boîtier neuf est reconnu sans attendre une refonte d'image
- Stellarmate : mise à jour différentielle avec retour arrière, et une assistance à qui adresser un journal d'erreur
Inconvénients
- Astroberry : le rythme de publication suit la disponibilité de bénévoles — six ans séparent la lignée d'origine de la refonte de février 2026
- Astroberry : changer de version majeure impose de graver une carte neuve et de refaire ses profils
- Stellarmate : la licence se paie de nouveau au changement de génération, la 2.0 n'étant pas offerte aux détenteurs de la 1.x
- Stellarmate : le Raspberry Pi 3 sort du domaine supporté, et 4 Go de mémoire deviennent le plancher
La mise en route
Graver la carte, brancher, voir apparaître le premier écran
-
Récupérez l'image et vérifiez son empreinte
Une image se distribue en archive compressée. L'outil officiel de gravure de la fondation accepte le fichier tel quel, sans décompression préalable ; balenaEtcher fait le même travail. Comparez l'empreinte publiée à celle du fichier téléchargé avant de graver : une archive tronquée produit une carte qui démarre à moitié et se met à mentir sur des symptômes matériels.
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Gravez sur un support d'au moins 32 Go
L'éditeur commercial recommande 32 Go en classe 10 au minimum ; visez 64 Go, la place se remplit vite avec les catalogues d'étoiles du résolveur. Le catalogue destiné aux longues focales pèse à lui seul plus d'un gigaoctet — son dimensionnement selon le champ réel relève du tutoriel dédié au plate-solving.
-
Alimentez la carte pour de bon
Un Raspberry Pi 4 réclame une source capable de tenir 3 A sous 5 V, et un Pi 5 davantage dès que deux périphériques tirent sur les ports. Un chargeur de téléphone trouvé dans un tiroir provoque exactement le symptôme qui vous fera perdre une nuit : des déconnexions USB aléatoires attribuées à tort au câble ou au pilote.
-
Prenez la main sur le réseau local
Au premier démarrage, la carte publie un point d'accès ou rejoint le réseau déclaré, puis se laisse joindre par son nom court. Astroberry ouvre son bureau sur le port 5900 et dans un navigateur ; l'éditeur commercial passe par son application. Les protocoles de bureau distant et le plan de repli quand le lien tombe sont traités dans le tutoriel consacré au poste distant.
-
Fixez le fuseau, la position et la date AVANT de créer le profil
C'est l'étape que tout le monde saute. Renseignez la longitude, la latitude et l'altitude du site, puis vérifiez l'heure système. Le profil d'équipement se construit ensuite dans le module de séance, dont le maniement fait l'objet de son propre tutoriel.
L'horloge
Une carte sans réseau démarre à une heure fausse
Quinze degrés par heure, quinze minutes d'arc par minute
Ce que le résolveur d'astrométrie sauve, et ce qu'il ne sauve pas

L'endurance
Ce qui lâche en premier après une saison de sorties
Le support de 15 × 11 mm est la pièce d'usure
Trois paliers, et le seul qui règle la question

| Support | Endurance annoncée | Comportement en fin de vie | Usage visé |
|---|---|---|---|
| Carte mémoire grand public | Non spécifiée par le fabricant | Disparition brutale au démarrage suivant | Essai d'une image, poste de secours gravé d'avance |
| Carte d'endurance, 128 Go | 43 800 h d'écriture, garantie 5 ans | Dégradation progressive des vitesses d'écriture | Sorties nomades, système sur carte et brutes sur disque externe |
| Disque flash sur port USB ou bus rapide | Téraoctets écrits, suivi par les compteurs internes | Bascule en lecture seule, données récupérables | Poste permanent d'abri, nuits enchaînées, acquisition longue |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | |||
Au bout des câbles
Ce que la carte pilote, et ce qui la tient éveillée
Une carte de pilotage réclame du courant du crépuscule à l'aube, et elle prend la main sur les organes qui exécutaient jusque-là les gestes manuels de la séance.
Une nuit entière sous tension, et des axes qui obéissent
Continuer
Le reste de la chaîne embarquée
Le boîtier tout-en-un, l'autre voie Un constructeur a industrialisé le même principe : carte embarquée, application, écosystème fermé. Ce que l'on gagne en simplicité et ce que l'on cède en liberté de pilote.
L'autoguidage, du principe au matériel La lunette-guide, la caméra qui la regarde et la boucle de correction que la carte fait tourner toute la nuit : ce qu'il faut monter avant d'espérer des poses longues.
Lire la valeur efficace de guidage Le chiffre que le logiciel affiche en permanence, ce qu'il vaut en secondes d'arc rapportées à votre échantillonnage, et à partir de quand une correction devient contre-productive.
La mise au point motorisée Courbe en V, rayon à mi-flux, déclenchement sur écart de température : le geste que la carte reprend à votre place quand le foyer glisse au fil de la nuit. Une carte à 85 × 56 mm pilote un train complet
L'image gravée décide du confort, l'alimentation décide de la longévité, et le matériel au bout des câbles décide de ce que la nuit rapporte. Notre sélection d'astrophotographie, du poste léger au train complet piloté.