Apprendre
AutoStakkert : dériver ses réglages au lieu de les recopier
Vous ouvrez le logiciel, vous cherchez « quelle taille d'ancrage pour Jupiter », et vous tombez sur un fil de forum qui annonce 48. Ce nombre appartient à celui qui l'a écrit : il dépend de sa focale, de la taille de ses photosites et du diamètre que la planète occupait sur son capteur ce soir-là. Cette page vous apprend à le calculer pour VOTRE chaîne optique, en trois lignes d'arithmétique. Elle règle aussi l'estimateur de qualité selon la nature de la cible, place le seuil de brillance qui tient les ancrages sur le sujet, et expose le double-empilement comme le débat qu'il est. La chaîne complète, de la vidéo brute aux ondelettes, appartient au tutoriel Empilement planétaire AutoStakkert et Registax, cité plus bas.
- 4064 mm
- la focale résultante d'un tube de 203 mm à f/10 derrière une Barlow 2×, la chaîne qui sert d'exemple ici
- 0.147 ″/px
- l'échantillonnage qu'elle donne avec des photosites de 2,9 µm : le nombre dont tout le reste découle
- 299 px
- le diamètre qu'y prend un disque jovien de 44″ — la grandeur qui décide de la taille des ancrages
- 48 px
- l'ancrage dérivé de ce diamètre avant correction, obtenu par un calcul et lu sur aucun forum
- 400
- le nombre d'ancrages au-delà duquel une grille lunaire devient une machine à artefacts
Le périmètre
Ce que cette page règle, et où trouve-t-on le reste
Chaque curseur de l'empileur se dérive de la géométrie du montage, et c'est cette dérivation qui occupe la page, l'enchaînement des outils et le rehaussement revenant à leurs tutoriels.
Un seul logiciel, ses curseurs, et la logique derrière chacun
La chaîne complète et les ondelettes vivent ailleurs
L'estimateur de qualité
Local sur une surface texturée, Global sur un champ d'étoiles
Local : une note par ancrage, donc une turbulence suivie zone par zone

Global : quand la cible est faite de points séparés par du vide

| Ce que contient le champ | Estimateur | Stabilisation d'image | La raison |
|---|---|---|---|
| Disque jovien de 44″ occupant 300 px, festons et bandes | Local | Planet, seuil dynamique | Le contraste varie d'une latitude à l'autre : la note doit varier aussi |
| Gros plan lunaire au terminateur, relief rasant | Local | Surface | Chaque bord de cratère fournit son propre gradient à mesurer |
| Disque martien de 25″ en pleine tempête de poussière | Local, ancrages élargis | Planet | Le contraste s'effondre : il faut plus de surface sous chaque carré |
| Uranus à 3,7″, soit une trentaine de pixels | Global | Planet | La cible tient dans un seul ancrage : la note locale perd son sens |
| Couple serré ou cœur d'amas globulaire | Global | Surface | Des points sur du vide : la finesse se juge sur l'image entière |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | |||
Le calcul central
La taille d'ancrage se dérive du diamètre en pixels
Le diamètre apparent relevé le soir même et l'échantillonnage encadrent la valeur de départ, que le compromis entre finesse restituée et stabilité de la note vient ensuite trancher.
Trois lignes d'arithmétique, et le chiffre sort
Petit ou grand : ce que chaque taille achète et ce qu'elle coûte
| Chaîne optique | Focale résultante | Échantillonnage | Disque jovien | Ancrage de départ |
|---|---|---|---|---|
| Maksutov 127 mm f/12,1 nu | 1540 mm | 0,388″/px | 113 px | 16 px |
| Maksutov 127 mm avec Barlow 3× | 4620 mm | 0,129″/px | 341 px | 48 px |
| Schmidt-Cassegrain 150 mm f/10 nu | 1500 mm | 0,399″/px | 110 px | 16 px |
| Schmidt-Cassegrain 203 mm avec Barlow 2× | 4064 mm | 0,147″/px | 299 px | 48 px |
| Schmidt-Cassegrain 203 mm avec Barlow 3× | 6096 mm | 0,098″/px | 449 px | 64 px |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | ||||
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Relevez le diamètre apparent de la cible, pour la date exacte
Jupiter oscille entre 30″ et 50″ selon sa distance, Saturne descend à 15″ hors opposition, Mars parcourt toute la gamme de 4″ à 25″ en deux ans. Un ancrage calculé sur la valeur de l'opposition précédente se trompe d'un facteur 2 six mois plus tard.
-
Calculez l'échantillonnage de la chaîne du soir
Focale du tube, coefficient de la Barlow réellement obtenu à votre tirage, taille de photosite lue dans la fiche du capteur. La Barlow annoncée 2× monte souvent à 2,2× quand on l'éloigne du capteur : c'est cette valeur-là qui entre dans le calcul.
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Divisez, puis entrez dans la liste par la valeur voisine
Le logiciel propose une échelle discrète de 16 à 200 px. Le résultat de la division tombe rarement dessus : on prend la graduation la plus proche, et on note l'écart pour le second essai.
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Empilez deux fois, à un cran d'écart, et comparez à l'écran
Une passe à 48 px, une à 64 px, les deux TIFF ouverts côte à côte à 200 % sur la même zone de festons. Vingt minutes de machine tranchent ce qu'aucun tableau ne tranche, parce que le bruit de VOTRE brut n'est écrit nulle part.
L'expérience qui a fixé la doctrine, et sa vraie conclusion
Le matériel qui fixe ces nombres, et ce qu'il coûte
Le seuil de brillance tient les ancrages sur le sujet
La zone d'empilement, ou comment gagner du temps machine
Le débat
Le double-empilement : une option, jamais une case à cocher d'office
Le second passage aligne la séquence entière sur le résultat du premier, ce qui lui donne une référence plus propre et lui transmet aussi les défauts qu'elle porte déjà.
Ce que la case fait réellement
Pourquoi le gain n'est pas garanti
Avantages
- Référence moins bruitée : la corrélation qui positionne chaque ancrage travaille sur un signal plus propre qu'une trame isolée
- Gain rapporté sur les séquences de surface lunaire, particulièrement lorsque la grille multi-échelle est active
- Utile quand aucune image individuelle ne se détache assez pour servir de référence, cas fréquent par turbulence forte
- Le comparatif se mène en une soirée : la même séquence, les deux sorties, un examen à 200 %
Inconvénients
- Temps de traitement doublé, ce qui devient prohibitif sur une nuit qui rapporte quarante séquences
- Les artefacts du premier empilement passent dans la référence et se retrouvent renforcés au second
- Le gain visible ressemble parfois à un simple renforcement du même contenu, pris à tort pour de la résolution
- Des imageurs expérimentés rapportent une absence de gain mesurable sur leurs séquences planétaires
La sortie
Le fichier qui part au rehaussement
La dynamique que la moyenne de centaines de trames vient de fabriquer tient dans le format d'écriture, et le fichier arrive au rehausseur avec le voile que tout empilement laisse.
TIFF 16 bits non compressé, et la raison en trois phrases
Ce qui se passe après, en une phrase et un lien
Continuer
Autour de l'empileur
La chaîne complète, de la vidéo au fichier fini Qui fait quoi entre l'empileur et le rehausseur, dans quel ordre, et où passe le relais. La vue d'ensemble que cette page suppose acquise.
Pourquoi trier des milliers d'images vaut mieux qu'en poser une longue Le principe qui rend l'empilement planétaire possible : une turbulence qui hache le front d'onde laisse une fraction des trames exploitable, et il suffit d'aller la chercher.
Quand l'image finale reste molle Collimation, mise au point, turbulence, échantillonnage : les causes d'une image sans piqué se testent dans un ordre précis, et l'empilement arrive en dernier. Le réglage juste commence dans le porte-oculaire
L'échantillonnage se fabrique avec un tube, une Barlow et un capteur : ce sont eux qui fixent le diamètre en pixels dont tous les curseurs de cette page découlent. Notre rayon planétaire, du Maksutov de balcon à la caméra à haute cadence.