Apprendre
Le multi-star guiding
Une étoile guide isolée ne dit jamais où elle se trouve : elle dit où l'atmosphère l'a posée pendant la seconde qui vient de s'écouler. Depuis l'automne 2020, PHD2 sait interroger jusqu'à neuf étoiles au même instant et n'envoyer à la monture que la synthèse de leurs témoignages. Cette page démonte le calcul exact — le poids attribué à chaque étoile, la garde qui empêche l'algorithme de dégrader la correction —, montre où la case se coche, et dérive la formule qui dit combien de bruit de mesure vous gagnez vraiment. Elle nomme aussi les trois manœuvres qui ramènent le programme à une seule étoile sans le moindre message. Le matériel qui remplit le champ de candidats arrive en fin de page.
- 12
- les candidats que la sélection automatique retient au maximum dans le champ de la caméra secondaire
- 9
- les étoiles moyennées au même instant ; les trois autres attendent de remplacer une perdue
- 1.5 px
- le diamètre à mi-flux plancher d'un candidat, la garde qui écarte les pixels chauds
- 6
- le rapport signal sur bruit sous lequel une étoile est refusée par la sélection automatique
- 2 ″/px
- l'échelle du train secondaire sous laquelle l'assistant de profil relâche aussi le contrôle de masse
Le fond du problème
Ce que l'atmosphère fait à une étoile prise seule
Le déplacement lu sur une étoile unique mélange deux choses de nature opposée : la dérive réelle de la monture, qu'il faut corriger, et l'agitation de l'air, qu'il faut ignorer. Séparer les deux tient à un raisonnement de statistique élémentaire.
Deux signaux superposés dans la même mesure
Le tremblement de deux étoiles voisines n'est pas le même
Le calcul
Le poids de chaque étoile, et la garde du programme
Le centroïde composite n'est pas une moyenne simple : chaque étoile pèse ce que vaut sa mesure, et le résultat n'est retenu que s'il améliore la situation.
Un poids qui vaut un rapport de rapports
Le composite ne passe que s'il est plus court
La sélection
Douze candidats, neuf en service
La liste se constitue à la sélection automatique, une seule fois, et elle se maintient toute seule ensuite. Trois seuils décident de ce qui mérite d'y figurer.
Une réserve de trois étoiles, et un affichage qui les distingue
Trois seuils, et la raison de chacun

| Réglage | Valeur d'usine | Ce qu'il commande |
|---|---|---|
| Use multiple stars | coché | arme la moyenne pondérée ; décoché, seule la primaire pilote la monture |
| Search region | 15 px de rayon | la fenêtre de 30 × 30 px où chaque étoile est retrouvée d'une pose à l'autre |
| Minimum star HFD | 1,5 px | le plancher de taille : en dessous, c'est un pixel chaud, pas une étoile |
| Maximum star HFD | 5,0 px | le plafond : au-dessus, couple serré, reflet interne ou tache de bruit |
| Minimum star SNR for AutoFind | 6 | le seuil d'admission, primaire et secondaires confondues ; réservé aux experts |
| Auto-selection frame downsample | Auto | le sous-échantillonnage de l'image d'analyse, à monter si des étoiles déformées sont ignorées |
| Star mass detection | décoché | surveillance dépréciée du flux ; l'assistant de profil la laisse fermée sous 2,0 ″/px |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | ||
Le geste
Armer la fonction, puis vérifier qu'elle tourne
Cinq gestes suffisent, dont un seul se fait dans les réglages. Les quatre autres se passent devant l'écran, boucle lancée.
-
Ouvrez l'onglet Guiding du bouton cerveau
La case « Use multiple stars » y est cochée d'origine, et l'assistant de profil la coche également à chaque nouveau profil d'équipement. Vérifiez-la tout de même : un profil hérité d'une installation ancienne peut arriver avec la case ouverte.
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Soignez la mise au point de la caméra secondaire avant tout le reste
Une étoile floue déborde du plafond de 5,0 px et sort de la liste ; une étoile faible passe sous le plancher de rapport signal sur bruit. La netteté du train secondaire décide donc du nombre de candidats bien avant l'algorithme. L'outil de profil d'étoile intégré donne le diamètre à mi-flux en direct.
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Lancez la boucle, puis la sélection automatique
Le raccourci clavier suffit. C'est le point qui piège : cliquer soi-même sur une étoile qu'on trouve belle ramène le programme au suivi mono-étoile, sans avertissement. La liste ne se constitue que par la voie automatique.
-
Comptez les marques à l'écran
Un rectangle, puis des cercles répartis dans le champ. Le compteur de la barre d'état confirme : 9/12 annonce une liste pleine, 2/2 signale un champ pauvre où la fonction n'aura presque rien à moyenner.
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Laissez tourner dix minutes, puis décochez et comparez
Le mode s'active et se désactive pendant le guidage — décocher relance simplement une sélection automatique. Deux séries de dix minutes sur la même cible, la même nuit, à la même hauteur : c'est la seule comparaison qui vaille, la lecture des courbes et de l'écart quadratique moyen étant traitée dans son tutoriel dédié.
Le piège
Trois manœuvres qui éteignent la fonction sans le dire
La case reste cochée, l'écran ne signale rien, et pourtant le programme ne suit plus qu'une étoile. Les trois cas se reconnaissent au compteur de la barre d'état, qui retombe à 1.
Sélection manuelle, sous-trame, suivi de comète
Le rendement
Le champ décide avant l'algorithme
La question n'est pas de savoir si la fonction marche, mais si votre train secondaire lui fournit de quoi travailler. Deux images prises avec le même astrographe suffisent à le montrer.
Soixante-huit fois moins de ciel derrière un diviseur optique
La région du ciel pèse autant que l'optique

Avantages
- Champ riche du plan galactique : la liste monte à neuf étoiles employées, le bruit de mesure baisse de moitié ou davantage
- Poses secondaires courtes, d'une demi-seconde à une seconde, imposées par une monture à défauts rapides : c'est là que la moyenne rend le plus
- Seeing agité, où le tremblement domine la mesure devant la dérive mécanique
- Aucun coût : la fonction est gratuite, se coche en une seconde et se compare le soir même
Inconvénients
- Diviseur optique en longue focale : deux ou trois candidats au mieux, le gain se perd dans les arrondis
- Champ de galaxies à haute latitude galactique, où les étoiles de premier plan manquent
- Écart quadratique moyen déjà très inférieur à l'échelle d'image : la marge existe, l'amélioration ne se verra pas sur les brutes
- Défaut mécanique dominant — jeu, erreur périodique, flexion : la moyenne le transporte intact
Les mesures de terrain, et ce qu'elles valent
Le matériel qui remplit le champ de candidats
Continuer
Autour de la boucle de guidage
Comprendre le RMS de guidage L'indicateur sur lequel vous jugerez le gain : ce que l'écart quadratique moyen mesure vraiment, comment le rapporter à l'échelle de votre image, et où placer la barre.
L'autoguidage : principe et matériel La boucle complète, du chercheur secondaire à l'impulsion envoyée à la monture : ce que corrige l'asservissement, ce qu'il laisse passer, et comment choisir les deux pièces du train.
Le diviseur optique et son champ étroit Là où la moyenne multi-étoiles trouve ses limites : prélever l'étoile dans le faisceau principal, placer le prisme, et travailler avec les deux ou trois candidats disponibles. L'échantillonnage, seconde d'arc par pixel Le nombre qui dit si votre écart de guidage se verra sur les brutes : la formule, le calcul mené bout en bout, et la fourchette à viser selon le seeing du site. Neuf étoiles ne remplacent pas une bonne mécanique
La moyenne pondérée efface le tremblement de l'air ; le reste se joue sur le tube secondaire, la rigidité du montage et la monture qui porte l'ensemble. Notre sélection d'astrophotographie, du chercheur-guide au train complet.