Apprendre
PHD2 Log Viewer
La séance est finie, les brutes sont sur le disque, et une question reste : qu'est-ce qui s'est passé entre minuit et trois heures ? Le graphique de la nuit a défilé sous vos yeux par tranches de deux minutes, il a tout oublié au fur et à mesure. Le journal de guidage, lui, a tout gardé — chaque image, chaque écart, chaque impulsion envoyée. Ce tutoriel montre comment ouvrir ce journal dans l'outil qui sait le lire, où trouver cet outil (il vit en dehors de PHD2, et c'est la première surprise), comment traduire ses colonnes en secondes d'arc, et quelles formes de tracé désignent la mise en station, la transmission ou l'entraînement.
- 0 €
- le prix du journal et de son outil de lecture : les deux sont distribués librement, sur Windows, macOS et Linux
- 3.2 ″/px
- l'échelle d'une caméra à photosites de 3,75 µm derrière une lunette-guide de 242 mm : sans elle, les colonnes du fichier ne disent rien
- 18 colonnes
- ce que chaque image de guidage inscrit dans le fichier, de l'écart mesuré au rapport signal sur bruit de l'étoile
- 4
- le nombre de langues dans lesquelles le tutoriel d'analyse de Bruce Waddington est publié, français compris
- 0.64 ″
- l'écart réel derrière un tracé qui affiche 0,20 pixel — le même nombre change de sens avec la focale du guide
Le malentendu
L'outil se télécharge à part, il ne vit pas dans le menu
Beaucoup d'astronomes fouillent le menu Tools pendant une demi-heure avant de comprendre : le lecteur de journal est une application tierce, écrite par le développeur principal du logiciel mais distribuée sur un autre site.
Deux programmes, deux adresses
Ouvrir le robinet du journal avant la première nuit
Le fichier
Ce que le .txt contient, ligne par ligne
Le journal est un fichier texte à valeurs séparées par des virgules, précédé d'un bloc descriptif. Savoir ce que chaque partie porte permet déjà de trancher des questions sans ouvrir le moindre graphique.
Un en-tête qui décrit le poste, puis une ligne par image
Traduire des pixels en secondes d'arc
La vue longue
Trois heures d'un coup d'œil, au lieu de deux minutes
La différence de fond entre le graphique de la séance et le journal relu tient à la durée affichée : l'un montre la dernière poignée d'images, l'autre montre la nuit.
Ce qu'une fenêtre glissante laisse filer
| Ce que montre le tracé | Ce que cela désigne | Où porter l'effort |
|---|---|---|
| Une pente lente et continue sur un seul axe, sans retour au zéro | Défaut de mise en station, ou flexion progressive entre les deux tubes | Reprendre l'alignement polaire, puis vérifier les colliers et le porte-oculaire |
| Un départ franc, un dépassement, puis un palier où l'axe reste sourd | Jeu dans la transmission de l'axe concerné | Mesurer ce jeu avec l'assistant du logiciel, dont traite un tutoriel voisin |
| Une agitation générale sur les deux axes, corrections tirées en rafale | Seuil de déclenchement trop bas ou pose de guidage trop courte | Relever le seuil et allonger la pose : les réglages fins ont leur page |
| Une ondulation régulière qui revient à intervalle fixe | Erreur d'entraînement liée à la rotation de la vis sans fin | Lancer l'analyse fréquentielle, comparer la période à celle du constructeur |
| Une perte brutale du rapport signal sur bruit puis un saut d'écart | Passage nuageux, buée sur l'objectif de guidage, ou étoile perdue | Croiser l'horodatage avec les brutes concernées et écarter la plage |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | ||
La méthode
Six gestes pour dépouiller une séance
L'ordre compte : on cadre la plage utile, on écarte ce qui fausse les moyennes, puis seulement on interroge les fréquences et la calibration.
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Ouvrir le journal de la bonne nuit
Un fichier par lancement du logiciel : celui d'une soirée où l'on a redémarré trois fois se présente en trois morceaux. La date et l'heure inscrites dans le nom tranchent, l'horodatage de l'en-tête confirme.
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Cadrer sur la séquence utile
Une nuit contient de la mise au point, des tâtonnements de cadrage et du vrai suivi. La sélection manuelle d'une plage d'images exclut le reste des statistiques, et les moyennes cessent d'être polluées par les cinq minutes où l'on cherchait la cible.
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Laisser l'outil écarter les stabilisations
Après chaque dither, quelques images servent à ce que le montage se pose. Le Log Viewer les retire d'office du calcul : les valeurs affichées décrivent le suivi, pas les secousses volontaires. Le principe du dither, lui, a son propre tutoriel.
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Lire la pente avant la dispersion
Une dérive régulière et une agitation nerveuse appellent des remèdes opposés. Regardez d'abord si le tracé revient au zéro : s'il s'en éloigne sans jamais y retourner, la mise en station passe avant tout réglage.
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Interroger les fréquences
La fonction d'identification des harmoniques d'entraînement décompose le tracé en ascension droite et sort les périodes dominantes. Comparez-les à la période de rotation de la vis sans fin donnée par le constructeur — de l'ordre de huit à onze minutes sur les montures équatoriales allemandes de série.
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Finir par l'affichage de calibration
L'outil restitue la calibration enregistrée dans le journal : deux branches perpendiculaires et de longueurs cohérentes signent une bonne base. Une calibration bancale invalide tout ce qui suit, et la procédure elle-même est détaillée dans le tutoriel d'installation.
La suite
Du diagnostic au tournevis
Un journal bien lu désigne une pièce du montage. Voici comment les formes reconnues plus haut se traduisent en achats ou en réglages, et comment tenir une archive qui serve d'année en année.
Chaque signature pointe une pièce

Tenir une archive qui parle
Continuer
Ce que le journal vous enverra régler ensuite
Chacune des formes décrites plus haut a sa page : le seuil à viser, l'erreur d'entraînement, le jeu de transmission, la flexion entre les deux tubes, et la chaîne complète pour qui reprend au début.
Fixer le seuil que doit tenir votre suivi L'écart moyen n'a de sens que rapporté à l'échantillonnage de la voie d'imagerie. Comment convertir, quoi viser, et pourquoi comparer deux chiffres de forum mène à des conclusions fausses.
L'erreur périodique, du tracé à la mécanique La vague régulière que l'analyse fréquentielle isole vient de la vis sans fin. Ce qui la produit, ce qu'on peut en corriger, et ce qui relève du réglage mécanique.
Le jeu de transmission et l'équilibrage Le dépassement suivi d'un palier se mesure et se réduit. Réglage du jeu, choix du sens de déséquilibre, et ce que l'équilibrage change vraiment sur l'axe de déclinaison.
Les flexions différentielles entre les deux tubes Quand la dérive résiste à une mise en station irréprochable, c'est souvent que la voie de guidage et la voie d'imagerie ne regardent plus tout à fait dans la même direction.
Le principe et le matériel de l'autoguidage Pour reprendre la chaîne au début : ce que corrige un autoguidage, quelle voie de guidage choisir, et quels boîtiers font le travail sans ordinateur.
Piloter la séance depuis un boîtier unique Les environnements intégrés enregistrent eux aussi leurs journaux de guidage : ce qu'ils apportent en confort de terrain, et ce qu'ils imposent en contrepartie. Le journal désigne la pièce à changer
Voie de guidage trop courte, entraînement fatigué, mise au point manuelle qui secoue le tube : une fois la forme identifiée, le remède se choisit dans le rayon astrophoto, classé du premier autoguidage au train complet.